Vaccination : collèges et lycées

Vaccination : collèges et lycées

Qui peut se faire vacciner à compter d’aujourd’hui ?

Tous les collégiens et lycéens ayant l’autorisation d’au moins un parent. Cette vaccination n’est en rien obligatoire. Il appartient aux parents de prendre la décision et de répondre au questionnaire qui leur est envoyé. Toutes les cases doivent être remplies ou cochées. Au moindre doute, il n’y aura pas vaccination.

Où et quand ?

Elle va débuter aujourd’hui, à l’intérieur des lycées et collèges. Ce sont les médecins et infirmières scolaires qui assurent la vaccination. Ils ont été largement réquisitionnés dans le cadre d’équipes mobiles qui tourneront dans les établissements. Le SNMSU, leur principal syndicat, déplore d’ailleurs que les collégiens ne bénéficient pas de la présence de leurs parents lors de la vaccination. Ils auraient souhaité un vrai entretien préalable avec eux pour mieux dépister d’éventuels antécédents médicaux.

Quel type de vaccin ?Peut-on choisir ?

Non, on ne choisit pas. Il s’agit du Pandemrix des laboratoires GSK, un vaccin avec adjuvant. Un adjuvant est une substance « inerte «, un sel d’aluminium ou d’origine biologique (comme le squalène, provenant du requin). Il a la propriété de « booster » la réponse de l’organisme au vaccin : le système immunitaire fabrique alors davantage d’anticorps.

Quels sont les risquesd’effets secondaires ?

Selon l’Organisation mondiale de la santé, un cas d’effet secondaire indésirable est rapporté pour 100 000 vaccins. Sur 100 effets secondaires, cinq sont sérieux.

Une ou deux injections ?

La question n’est pas encore tranchée. Le ministère de la Santé attend la décision de l’Agence française du médicament qui analyse en ce moment les recommandations de l’Agence européenne. Cette dernière préconise en effet une seule dose pour les vaccins Focetria (Novartis) et Pandemrix (GSK) pour les enfants de plus de 10 ans.

Et pour les écoliers du primaire ?

Après réception d’un bon de vaccination, leurs parents pourront les amener dans un centre de vaccination, début décembre.

Les jeunes sont-ils plus touchés ?

Oui. Cette grippe, à l’inverse de la saisonnière, se montre plus virulente chez les enfants et les jeunes adultes. Les cas d’hospitalisation de nourrissons et d’enfants de moins de 4 ans sont en augmentation. Dans les classes, les élèves passent de longues heures ensemble, ce qui favorise la contamination.

Peut-on aller sans bon dansun centre de vaccination ?

Plus maintenant. Face à une affluence inattendue qui génère de longues files d’attente, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a déclaré : « Pas de bon, pas de vaccination ». Elle a par ailleurs annoncé que des moyens humains supplémentaires allaient être débloqués et les horaires d’ouvertures revus à la hausse. En une semaine, la fréquentation des centres a été multipliée par sept.

Source: Ouest France